ALLIUM ROSEUM : ail rose [ Amaryllidacées ]

Allium roseum L.

Noms dans les flores
Coste : Allium roseum L. Fournier : Allium roseum L.
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
L’Ail rose est un bel ail méditerranéen, abondant mais qui n’est plus consommé. À la faveur de douceurs climatiques locales, il remonte en Atlantique et ailleurs. Il n’aime ni l’altitude ni la trop grande chaleur, et se trouve plutôt dans les collines et vallées arrosées.
Noms français et famille
Ail rose, Ail rosé.
Famille des Amaryllidacées.
Angiospermes Monotylédones.

 

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allium-roseum-ail-rose

Étymologie : Voir Étymologie du nom de genre Allium. Quant à l’épithète roseum, il s’applique aux fleurs, bien entendu.

 

Caractères distinctifs
Fleurs rose vif, ni violacées ni blanches, en ombelle élégante et aérée (et non en tête compacte, ronde ou plate), tige feuillée à la base et feuilles larges de 5 à 12 mm (ni moins de 5 ni plus de 2 cm)..Milieu principal
Champs et vignes.

Statut, protection
Protection régionale : Aquitaine.

Écologie
Cultures et surtout anciennes cultures.

Étage, altitude
Plaine et collines.

Répartition
Méditerranéen : Sud-Est et Sud-Ouest élargis, Corse, région méditerranéenne.

Floraison
Avril et mai, jusqu’en juin.

Description
Taille 30 à 60 cm. Fleur rose. Port dressé un peu penché, élégant.

Type biologique
Plante à bulbe (géophytes à bulbe).

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Monocotyledones
Famille : Amaryllidaceae
Genre : Allium.

 

Description de Coste (tome 3, taxon n° 3465)
Allium roseum L.

Plante : vivace de 30 à 80 cm, à forte odeur d’ail.
Pilosité : glabre.
Racine : bulbe moyen, ovoïde, entouré de nombreux bulbilles blancs, à tunique brune alvéolée.
Tige : cylindrique, feuillée à la base.
Feuilles : 3 à 5, linéaires canaliculées, larges de 5 à 12 mm, un peu denticulées rudes aux bords.
Spathe : à 3-5 lobes courts.
Fleurs : rose vif, grandes, en ombelle multiflore étalée parfois bulbillifère.
Pédicelles : 2 à 3 fois plus longs que la fleur.
Périanthe : 10 à 12 mm, en cloche, à divisions elliptiques oblongues, à la fin scarieuses.
Étamines : incluses.
Stigmate : subaigu.
Fruit : capsule incluse

Autre synonymie : Allium pusillum, Allium obtusiflorum, Allium obtusiflorum Req., Allium corbariense Timb.-Lagr. ex Nyman, Molium roseum (L.) Fourr., Cepa flexuosa Moench, Allium tinei J.Presl & C.Presl, Allium tenorei Spreng., Allium subhirsutum [var.] brachystemon (Redouté) P.Fourn., Allium subalbidum Jord. & Fourr., Allium roseum var. roseum, Allium roseum var. requienii Rouy, Allium roseum var. majale (Cirillo) Regel, Allium roseum var. insulare Gennari ex Barbey, Allium roseum var. corbariense (Timb.-Lagr. ex Nyman) Douin, Allium roseum var. bulbiferum Kunth, Allium roseum [var.] confertum (Jord. & Fourr.) P.Fourn., Allium roseum subsp. majale (Cirillo) K.Richt., Allium roseum subsp. ambiguum K.Richt., Allium roseum proles corbariense (Timb.-Lagr. ex Nyman) Rouy, Allium roseum proles confertum (Jord. & Fourr.) Rouy, Allium odoratissimum Desf., Allium majale Cirillo, Allium incarnatum Hornem., Allium illyricum Jacq., Allium confertum Jord. & Fourr., Allium carneum O.Targ.Tozz., Allium amoenum G.Don, Allium ambiguum Sm., Allium albidum Jord. & Fourr., Allium roseum var. grandifloroseum subsp. bulbiferum (Kunth) E.F.Warb.

ALLIUM NIGRUM : ail noir [ Amaryllidacées ]

Allium nigrum L.

Noms dans les flores
Cnrs : Allium nigrum L. Coste : Allium nigrum L. Fournier : Allium nigrum L.
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
L’Ail noir est une plante imposante, de la hauteur d’un enfant, avec une tige robuste. Il ne passe pas inaperçu, même si dans la végétation haute d’un bord de champ on peut le rater. Il est rare ; ses stations sont répertoriées une à une, et connues des botanistes locaux.
Noms français et famille
Ail de Chine, Ail des Indes, Ail magique, Ail noir.
Famille des Amaryllidacées.
Angiospermes Monotylédones.

 

 

 

 

 

 

 

Étymologie : Le terme ail, attesté dpuis au moins le XIIe siècle, provient du latin classique allium, italique autochtone désignant une plante à bulbe. Note : le pluriel botanique est « ails », qui commence également à être admis en français courant. L’épithète nigrum réfère au fruit qui noircit en vieillissant

Caractères distinctifs
Les feuilles larges et raides, la tige robuste et nuel’ombelle très fournie à fleurs roses sont caractéristiques.

On peut toutefois le confondre avec Allium cyrilli, espèce nouvellement décrite en France, et semble-t-il présente uniquement en Provence, ail qui est plus petit, moins raide, de fleurs plus claires.Milieu principal
Champs et vignes.

Statut, protection
Protection régionale : PACA.

Écologie
Comme beaucoup d’ails, naturalisé ici et là. Sa présence dans les vignes des plaines du sud ne semble pas naturelle, il aimerait davantage le frais (typiquement dans l’association à Gagea pratensis et Allium schoenoprasum) : riches vivaces rudérales pionnières, mésoxérophiles, subméditerranéennes.

Étage, altitude
Difficile de connaître son altitude en France vu sa rareté.

Répartition
Méditerranéen : Provence, Hérault, naturalisé en Alsace, Lot-et-Garonne, Charente-Inférieure. Europe méridionale, Asie occidentale, Afrique septentrionale.

Floraison
Avril ou mai, parfois juin.

Description
Taille 50 cm à 1 mètre. Fleur violette à rose, parfois blanche. Port dressé, raide ; de loin, allure de « piquet fleuri ».

Type biologique
Géophyte à bulbe.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Monocotyledones
Famille : Amaryllidaceae
Genre : Allium.

Description de Coste (tome 3, taxon n° 3466)
Allium nigrum L.

Plante : vivace de 40 à 80 cm.
Pilosité : glabre.
Bulbe : gros (3 à 4 cm), ovoïde, blanchâtre.
Tige : robuste, cylindrique, épaissie sous l’ombelle, nue jusqu’à la base.
Feuilles : 3 à 5, larges de 2 à 5 cm, un peu denticulées rudes aux bords.
Spathe : à 2-4 lobes courts.
Fleurs : violettes, rarement blanchâtres, en ombelle serrée et très fournie parfois bulbillifère.
Pédicelles : égaux, 2 à 3 fois plus longs que la fleur.
Périanthe : un cm, étalé en étoile, à divisions lancéolées, à la fin réfléchies, étamines incluses, stigmate obtus.
Fruit : capsule nue, noircissant

Autre synonymie : Panstenum monspessulanum (Gouan) Raf., Allium odorum Ten., Allium monspessulanum Gouan, Allium magicum L., Allium dumetorum Feinbrun & Szel., Allium bauerianum Baker, Kalabotis nigrum (L.) Raf., Allium narcissifolium Lam

AJUGA CHAMAEPITYS : bugle petit-pin [ Lamiacées ]

Ajuga chamaepitys (L.) Schreb.

Noms dans les flores
Cnrs : Ajuga chamaepitys (L.) Schreb. Coste : Ajuga chamaepitys Schreb. Flora helvetica : Ajuga chamaepitys (L.) Schreb. Fournier : Ajuga chamaepitys (L.) Schreber
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
Le Bugle petit-pin est une plante charmante qui égaye les lieux sablonneux ou simplement secs, à sol nu, un peu partout en France. Bien que protégée localement, elle ne semble pas menacée, si ce n’est par la fermeture des milieux due à la déprise agricole, comme bien d’autres plantes.
Noms français : Bugle des champs, Bugle jaune, Bugle petit-pin, Ivette . Famille des Lamiacées. English : Ground Pine, Yellow Bugle. Espanol : Iva artètica. Italiano : Iva artritica. Classe : Angiospermes Dicotylédones. .

 

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Étymologie : De a privatif, jugum « joug », corolle sans lèvre supérieure, étymologie fantaisiste de Coste. D’après Fournier, ancien nom latin du bugle, déformation populaire de abige, tiré d’abigere, dont il ne donne pas le sens, mais qui signifie « chasser » (et « avorter » dans l’expression partum abigere).
Il est possible que le nom soit alors lié aux propriétés astringentes et vulnéraires (Ajuga reptans), le bugle étant d’ailleurs autrefois considéré comme une panacée, propre à éviter le chirurgien.
Cette étymologie semble improbable ou incomplète, mais pas plus que celle de Alain Rey, pour qui bugle est d’abord attesté sous la forme bucle (1190) venant du latin médiéval bugula, qu’il rapproche de bugillo « bouillon blanc ». Problème, les deux plantes ne se ressemblent pas du tout (le bouillon blanc est le nom vernaculaire du Verbascum) ! À moins que leur usage ait pu être comparable, ou l’allure de leur décoction.
Quant à l’épithète chamaepitys il est le nom de genre chez les anciens botanistes et signifie « pin terrestre » (littéralement « pin caché »).

Caractères distinctifs
Aucun problème d’identification car Ajuga chamaepitys est le seul Ajuga jaune, hormis Ajuga iva pseudo-iva, qui est très rare, vivace et ligneux, très velu et même laineux, et dont les feuilles sont plus larges.
Les feuilles de Ajuga chamaepitys sont divisées en trois lobes linéaires (qu’on prend pour les feuilles), elles ne sont pas entières avec des dents à l’extrêmité. En outre, les dents du calice sont longuement lancéolées (et non pas en triangle).Milieu principal
Lieux secs.

Statut, protection
Protection régionale : Aquitaine.

Écologie
Lieux arides et cultivés, surtout calcaires, ou sables dolomitiques.

Étage, altitude
De la plaine à l’étage montagnard, vers 1600 m.

Répartition
Circum-méditerranéen devenu médio-européen : France, Europe centrale et méridionale, Asie occidentale, Afrique septentrionale.

Floraison
Printemps et automne, principalement avril et octobre.

Description
Taille 5 à 10 ou 20 cm. Fleur jaune assez clair. Port dressé, apparence touffue.

Type biologique
Annuelle.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Lamiaceae
Genre : Ajuga.

Description de Coste (tome 3, taxon n° 2972)
Ajuga chamaepitys Schreb.

Plante : annuelle de 5 à 20 cm, entièrement herbacée, à odeur forte.
Pilosité : velue hérissée.
Tiges : diffuses ascendantes, rameuses et florifères dès la base, très feuillées.
Feuilles : atténuées à la base, à 3 segments divariqués linéaires entiers, les inférieures seules entières ou trilobées.
Fleurs : jaunes, axillaires, géminées, longuement dépassées par les feuilles.
Calice : hérissé, à dents un peu inégales, lancéolées, aussi longues que le tube.
Corolle : à tube étroit et à peine saillant

Autre synonymie : aucune.

ALLIUM NEAPOLITANUM : ail de naples [ Amaryllidacées ]

Allium neapolitanum Cirillo

Noms dans les flores
Cnrs : Allium neapolitanum Cirillo Coste : Allium neapolitanum Cyrillo Fournier : Allium neapolitanum Cirillo Téla : Allium neapolitanum Cirillo
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
L’ail de Naples est comme beaucoup d’ail une fort belle plante, implantée un peu partout dans le sud où elle est en réalité subspontanée (issue d’anciennes cultures ou nouvellement plantée). Elle résiste à la tonte nannuelle aussi propsère-t-elle le long des routes, sur les talus ombragés, son milieu favori étant toutefois les bordures d’oliveraies.
Noms français et famille
Ail blanc, Ail de Naples.
Famille des Amaryllidacées.
Angiospermes Monotylédones.

 

 

 

Étymologie : La référence de Coste au celte « chaud, âcre, brûlant » évoquant les propriétés de l’ail est fantaisiste. Le terme provient du latin classique alium, italique autochtone désignant une plante à bulbe. Quant à neapolitanum, il signifie « de Naples »

Caractères distinctifs
La tige à trois angles le distingue des autres ails (le pluriel « aulx » s’applique aux bulbes) blancs et élégants.
Parmi les ails à trois angles, les feuilles larges de 10 à 30 mm (et non 5 à 10) et rude au bord (et non lisse) le dstinguent de A. triquetrum et A. pendulinum. En outre, sa spathe est univalve (et non à deux valves).Milieu principal
Lieux cultivés et incultes.

Statut, protection
Aucune protection.

Écologie
friches vivaces rudérales pionnières, mésoxérophiles, subméditerranéennes, typiquement en association avec Gagea pratensis et Allium schoenoprasum.

Étage, altitude
Plaine, jusque vers 400 mètres.

Répartition
Méditerranéen : des P-O au 06, toute la Méditerranée, ici ou là ailleurs (subspontané).

Floraison
Avril-mai.

Description
Taille 30 à 50 cm. Fleur blanche. Port dressé, élégant.

Type biologique
Plante à bulbe (géophytes à bulbe).

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Monocotyledones
Famille : Amaryllidaceae
Genre : Allium.

Description de Coste (tome 3, taxon n° 3459)
Allium neapolitanum Cyrillo

Plante : vivace de 30 à 60 cm.
Pilosité : glabre.
Racine : bulbe petit ovoïde à tunique coriace brune.
Tige : trigone, à 2 angles aigus et 1 obtus, munie au-dessus de la base de 2 à 3 feuilles.
Feuilles : larges de 1 à 3 cm, planes, glabres, un peu denticulées et rudes aux bords, égalant à peine l’ombelle.
Spathe : univalve, ovale acuminée, plus courte que les pédicelles.
Fleurs : blanches, en ombelle multiflore étalée.
Pédicelles : égaux, 3 fois plus longs que la fleur.
Périanthe : en coupe ouverte, à divisions larges ovales obtuses, à la fin conniventes et subscarieuses.
Étamines : incluses, à filets tous simples.
Stigmate : obtus

Autre synonymie : Allium sulcatum DC., Allium sieberianum Schult. & Schult.f., Allium laetum Pollini, Allium lacteum Sm., Allium inodorum Aiton, Allium gouanii G. Don, Allium cowanii Lindl., Allium candidissimum Cav., Allium amblyopetalum Link, Allium album Santi

AJUGA IVA : ivette [ Lamiacées ]

Ajuga iva (L.) Schreb.

Noms dans les flores
Cnrs : Ajuga iva (L.) Schreb. Coste : Ajuga iva Schreb. Fournier : Ajuga iva (L.) Schreber
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
L’Ivette est une plante minuscule à grosse fleur (on ne voit qu’elle) qui pousse dans des lieux vraiment très secs et pauvres, souvent piétinés, là où peu de végétaux arrivent à croître. Typiquement méditerranéenne, elle ne s’aventure guère au-delà de la côte et des basses collines qui l’entourent.
Noms français : Bugle ivette, Ivette musquée, Ivette, Petit if. Famille des Lamiacées. English : Southern Bugle. Espanol : Iva, Iva menor, Iva moscada. Italiano : Iva moscata. Classe : Angiospermes Dicotylédones. .

 

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ajuga

Étymologie : Voir Étymologie du nom de genre Ajuga.
L’épithète iva est copié sur l’ancien français ivette, ancien nom de la plante au XVe siècle, dérivé de if (attesté en 1080) et signifiant petit-if, d’origine celtique.
Cett origine se fait par le gaulois ivos, présent sous différentes formes en breton, irlandais et dans les langues germaniques, emprunt au celtique, perdu mais d’une forme sans doute proche de iwa, dont le sens se perd dans la nuit des temps, mais qui a peut-être toujours désigné une plante.

Caractères distinctifs
Ajuga iva est une lamiacée à corolle à lèvre supérieure presque nulle et lèvre inférieure à trois lobes. On différencie ajuga et teucrium au fait que chez teucrium, la lèvre supérieure semble totalement nulle (en réalité, elle est en deux lobes latéraux qui font croire à une lèvre inférieure à 5 lobes).
La plante est de très petite taille mais les corolles sont grandes, cependant plus courtes que les feuilles.
Ajuga iva est une Ajuga à fleurs roses parfois blanches mais jamais jaunes (différence avec Ajuga iva subsp. pseudoiva) et feuilles linéaires entières, ou dentées seulement au sommet.Milieu principal
Lieux secs.

Statut, protection
Aucune protection.

Écologie
Coteaux pierreux, lieux arides, bords des champs, murs.

Étage, altitude
0 à 200 m, jusqu’à 600 m dans les pays chauds et dans les rares régions françaises strictement méditerranéennes.

Répartition
Roussillon, Languedoc, Provence ; Corse. Région méditerranéenne..

Floraison
Mai et octobre, un peu toute l’année.

Description
Taille 5 à 10 cm, jusqu’à 20 cm. Fleur pourpre avec du blanc, parfois blanche. Port dressé ou redressé, parfois étalé diffus, en petits groupes.

Type biologique
Vivace.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Lamiaceae
Genre : Ajuga.


Ivette, description complète

Ajuga iva (L.) Schreb.

Plante : vivace de 5 à 20 cm, ligneuse à la base, à odeur de musc, dressée ou étalée diffuse.
Pilosité : velue blanchâtre.
Tiges : rameuses et florifères dès la base, très feuillées.
Feuilles : toutes sessiles, linéaires lancéolées, enroulées aux bords, entières ou un peu dentées au sommet.
Fleurs : purpurines, par 2 à 4 en verticille à l’aisselle des feuilles et plus courtes qu’elles.
Calice : velu laineux, à dents triangulaires lancéolées, plus courtes que le tube.
Corolle : tube en entonnoir

Autre synonymie : aucune.

 

Sources bibliographiques
Celles habituellement utilisées pour le site : sources bibliographiques du site Fleurs du Sud
Autres sources : Dictionnaire historique de la langue française en 2 volumes, sous la direction d’Alain Rey, Le Robert, 1992.

ALKANNA TINCTORIA subsp. tinctoria : orcanette des teinturiers [ Borraginacées ]

Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria

Noms dans les flores
Coste : Alkanna tinctoria Tausch Fournier : Alkanna tinctoria (L.) Tausch Muséum : Alkanna matthioli Tausch Téla : Alkanna matthioli Tausch.
Autres synonymes en fin de fiche.
Classe : Angiospermes Dicotylédones. Famille : Borraginacées.
Présentation
donne un colorant rouge très puissant, dont on peut avoir un aperçu en grattant l’écorce de la racine (déraciner juste un bout, pas la touffe). La plante se trouve sans être abondante dans les lieux secs, garrigue ou bord de route, en touffes circulaires, éparpillant alentours ses corolles bleu vif.
Noms français : Orcanette des teinturiers, Orcanette tinctoriale. English : Alkanet, dyers’ bugloss. Espanol : Alkanna matthioli. Italiano : Arganetta azzurra .

 

Ci-dessous à gauche Réf. 110502-009. À droite, clic sur la première vignette pour agrandir puis lancer ou non le diaporama (play) :
Étymologie : Voir Étymologie du nom de genre Alkanna.

Caractères distinctifs
Attention, il ya une confusion entre espèces qui engendre des erreurs sur internet. L’orcanette correspond à Alkanna tinctoria sensu auct. Gall., ou encore à Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria (le nom que nous avons choisi) que le muséum (et Tela) appelle Alkanna matthioli Tausch, 1824.
Mais ce même auteur a décrit sous le nom A. tinctoria une espèce qui n’a pas grand-chose à voir (à fleurs rouges), Pardoglossum cheirifolium (L.) Barbier & Mathez subsp. cheirifolium, qu’il avait nommé Alkanna tinctoria Tausch, 1824.
Si le nom actuel officiel est donc Alkanna matthioli, qui est également le nom en Espagne, nous avons choisi de conserver Alkanna tinctoria car ce nom figure partout, et est couramment admis. En cas de doute, consultez les synonymes en fin de fiche, et vous constaterez que cette plante a causé des égarements…Alkanna tinctoria subsp. tinctoria se reconnaît à ses fleurs bleues d’environ 1 cm de long, à corolle poilue à la gorge, à son aspect blanchâtre dû à ses longs poils, à ses touffes circulaires de tiges peu rameuses, étalées couchées et un peu redressées, à simplement deux ou trois rameaux courts, et ses feuilles lancéolées, embrassantes au sommet et atténuées en pétiole à la base..

Milieu principal
Lieux herbeux secs.

Statut, protection
Aucune protection.

Écologie
Coteaux calcaires, lieux incultes, sables maritimes et dolomitiques.

Étage, altitude
Plaine et premières collines, de 0 à 300 m environ.

Répartition
Circum-méditerranéenne : Sud et Sud-Est élargi à l’Ardèche et la Drôme. Espagne, Italie, régions méditerranéennes de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique.

Floraison
Avril à juin.

Description
Taille 10 à 30 cm. Fleur bleu vif un peu clair. Port en touffes circulaires, sorte de buisson étalé.

Type biologique
Vivace.

coste-alkanna-tinctoria-tinctoria


Orcanette des teinturiers, description complète

Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria

Plante : vivace de 10 à 30 cm en touffes couchées presque rondes.
Pilosité : velue presque blanche, non glanduleuse.
Racine : souche ligneuse à écorce rougeâtre feuilletée, donnant la teinture.
Tiges : étalées, ascendantes, simples ou peu ramifiées, très feuillées.
Feuilles : lancéolées, les inférieures atténuées en pétiole, les autres élargies à la base et embrassantes en cœur.
Inflorescence : grappes bifurquées à la fin un peu lâche et allongées.
Fleurs : petites ( 1 cm de longueur) et parfois peu visibles par rapport à l’ensemble, bleues ou pourpre.
Bractées : foliacées, ovales à lancéolées, dépassant le calice.
Pédicelles : très courts, recourbés après la floraison.
Calice : lobes lancéolés, dressés.
Corolle : pubérulente à la gorge, à tube saillant.
Fruit : carpelles grisâtres, tuberculeux

Autre synonymie : Alkanna bracteolata Greuter, 1972, Alkanna lehmannii (Tineo) A.DC., 1846, Alkanna tinctoria subsp. lehmannii (Tineo) Nyman, 1881, Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria, Alkanna tinctoria sensu auct.Gall., Alkanna tuberculata (Forssk.) Meikle, 1980, Alkanna tuberculata Greuter, 1972, Anchusa bracteolata Viv., 1824, Anchusa rhizochroa Viv., 1830, Anchusa tinctoria (L.) L., 1762, Anchusa tuberculata Forssk., 1775, Baphorhiza tinctoria Link, 1829, Buglossum tinctorium (L.) Lam., 1779, Lithospermum lehmannii Tineo, 1844, Lithospermum tinctorium L., 1753, Lycopsis cyrenaica Spreng., 1825, Onochiles tinctoria (L.) Bubani, 1897, Rhytispermum tinctorium (Tausch) Link, 1829

 

Sources bibliographiques
Celles habituellement utilisées pour le site : sources bibliographiques du site Fleurs du Sud
Autres sources : Dictionnaire historique de la langue française en 2 volumes, sous la direction d’Alain Rey, Le Robert, 1992.

ALLIARIA PETIOLATA : alliaire [ Brassicacées = crucifères ]

Alliaria petiolata (M. Bieb.) Cavara & Grande

Noms dans les flores
Coste : Sisymbrium alliaria Scop. Fournier : Alliaria officinalis Andrz. Flora helvetica : Alliaria petiolata (M.Bieb.) Cavara & Grande Téla : Alliaria petiolata (M.Bieb.) Cavara & Grande
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
L’alliaire ou herbe à l’ail est présente partout en France sauf en altitude. Elle est bien connue, ne serait-ce qu’à cause de son odeur d’ail, et parce qu’elle est grande, facile à reconnaître (variable, elle peut être assez petite)..
Noms français et famille
Alliaire, Alliaire officinale, Alliaire pétiolée, Herbe aux aulx .
Famille des Brassicacées = crucifères.
Angiospermes Dicotylédones.

 

Ci-dessous à gauche Réf. 12-111-34. À droite, clic sur la première vignette pour agrandir puis lancer ou non le diaporama (play) :

alliaria-petiolata-alliaire

Malgré son odeur d’ail, l’alliaire n’est habituellement pas mangée, sauf pour agrémenter une salade (il faut aimer…). Ses graines ont servi à faire un succédané de moutarde. En tisane, elle est diurétique, vertu aujourd’hui sans intérêt. Quant à ses autres propriétés supposées, elles restent à démontrer (contre l’asthme, les rhumatismes…)

 

alliaria
110325-206…

 alliaria

110325-196…

 alliaria

110325-040…

 alliaria

110325-033…

 alliaria

110325-028…

Étymologie : Nom donné à cause de l’odeur d’ail de la plante d’une part, et de ses feuilles pétiolées d’autre part. À noter que le latin Allium est sans doute issu d’un terme italique qui désignait simplement une plante à bulbe, sans référence à son odeur

Caractères distinctifs
Ne peut être confondue avec aucune autre, même les sisymbrium, à cause de sa taille (moins variable que les sisymbrium dont certains peuvent être nains), de ses fleurs blanches grandes et surtout de son odeur d’ail et de ses feuilles en cœur, crénelées et pétiolées.Milieu principal
Lieux frais et ombragés.Statut, protection
Aucune protection.Écologie
Plus ou moins rudérale : ourlets internes médioeuropéens, eutrophiles, mésohydriques.

Étage, altitude
Jusqu’à 1000 m environ.

Répartition
Eurasiatique : toute la France, toute l’Europe, Asie occidentale jusqu’à l’Inde.

Floraison
De début avril à fin juin.

Description
Taille 30 cm à 1 m. Fleur blanche. Port dressé.

Type biologique
bisannuel (hémicryptophytes bisannuels).

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Dicotyledones
Famille : Brassicaceae
Genre : Alliaria.

Description de Coste (tome 1, taxon n° 200)
Sisymbrium alliaria Scop.

Plante : bisannuelle, à odeur d’ail, de 40 à 80 cm.
Tige : dressée, robuste.
Pilosité : velue hérissée à la base.
Feuilles : à peu près glabres, larges, pétiolées, les inférieures en rein, crénelées, les supérieures ovales en coeur, acuminées, grossièrement dentées.
Fleurs : blanches, assez grandes, grappe fructifère longue, à pédicelles courts, étalés dressés.
Fruit : siliques ascendantes, subtétragones, raides, bosselées ; valves à 3 nervures ; graines oblongues-cylindriques, fortement striées en long, brunâtres, sur 1 rang

Autre synonymie : Alliaria officinalis Andrz. ex M. Bieb., Alliaria matthioli Rupr., Alliaria alboi Sennen, Sisymbrium truncatum Dulac, Sisymbrium alliaria (L.) Scop., Hesperis alliaria (L.) Lam., Erysimum cordifolium Stokes, Erysimum alliaria L., Erysimum alliaceum Salisb., Crucifera alliaria (L.) E.H.L. Krause, Arabis petiolata M.Bieb., Arabis alliaria (L.) Bernh.

 

 

Sources bibliographiques
Celles habituellement utilisées pour le site : sources bibliographiques du site Fleurs du Sud.

ALLIUM MOLY : ail doré [ Amaryllidacées, alliacées ]

Allium moly L.

Noms dans les flores
Fournier : Allium moly L.
Cnrs : Allium moly L.
Coste : Allium moly L.
Bdnff v3.02 : Allium moly L.
Autres synonymes en fin de fiche.
Présentation
L’Ail doré est un ail particulièrement beau avec sa couleur jaune doré inimitable, qui pousse dans la garrigue entre les pierres. Typiquement méditerranéen, il est très rare, limité en France à certaines collines de l’Aude et du sud Hérault (quelques stations). .
Noms français et famille
Ail doré, Ail moly, Ail d’Espagne.
Famille des Amaryllidacées.
Angiospermes Monocotylédones.

 

Ci-dessous à gauche Réf. 100603-182. À droite, clic sur la première vignette pour agrandir puis lancer ou non le diaporama (play) :

allium-moly-ail-dore

Étymologie : Si Coste donne pour étymologie le celte all « chaud, âcre, brûlant », évoquant les propriétés de l’ail, cette version est fantaisiste. Le terme ail, attesté depuis au moins le XIIe siècle, provient du latin classique allium, italique autochtone désignant une plante à bulbe. Note : le pluriel botanique est « ails », qui commence également à être admis en français courant.

Caractères distinctifs
La couleur vraiment spécifique est un critère suffisant en nature.Milieu principal
Coteaux secs..

Statut, protection
Protection nationale.

Écologie
Pelouses basophiles sub/supra à oroméditerranéennes nevado-illyriennes.

Étage, altitude
300-500 m en France.

Répartition
Coteaux calcaires arides, dans les montagnes de l’Aude ; parfois cultivé et subspontané. Espagne, Transylvanie.

Floraison
Mai-juin selon altitude.

Description
Taille 20-40 cm. Fleurs jaune doré. Port dressé.

Type biologique
Vivace, géophyte à bulbe.

Classification
Règne : Plantae
Embranchement : Spermatophyta (Angiospermae)
Classe : Monocotyledones
Famille : Alliaceae
Genre : Allium.

 


Description de Coste (tome 3, taxon n° 3456)

Allium moly Linné – Ail doré

Plante vivace de 20-40 cm.
Pilosité : glabre.
Racine : bulbe simple ovoïde-oblong à tunique coriace-brunâtre.
Tige : raide, cylindrique.
Feuilles : vers la base, une feuille unique, engainante, lancéolée-acuminée, large de 1-2 cm., plane, lisse, un peu raide, multinervée, n’atteignant pas l’ombelle.
Spathe : courte, à 2 valves mucronées.
Fleurs : jaunes, grandes, en ombelle multiflore lâche rarement bulbillifère
Pédicelles : inégaux, plus longs que la fleur
Périanthe : étalé, à divisions elliptiques-lancéolées, persistantes et subcoriaces.
Étamines : incluses, à filets tous simples.
Anthères : jaunes.
Stigmate : obtus.

Autres synonymes : Allium aureum Lam. Allium flavum Salisb. Cepa moly (L.) Moench. Kalabotis moly (L.) Raf. Molyza moly (L.) Salisb.

Alkanna tinctoria (L.) Tausch

Alkanna tinctoria (L.) Tausch a pour nom dans la nomenclature adoptée par le site Fleurs du Sud Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria. English : Alkanet, dyers’ bugloss. Espanol : Alkanna matthioli. Italiano : Arganetta azzurra.

Réf.110502-009.
Alkanna tinctoria subsp. tinctoria ou Orcanette des teinturiers : fleur bleu clair d’un cm de long à gorge poilue, feuilles lancéolées embrassantes au sommet et atténuées en pétiole ailleurs, plante poilue blanchâtre formant des touffes circulaires étalées

Selon votre flore vous la trouverez sous un autre nom. 
Coste : Alkanna tinctoria Tausch Fournier : Alkanna tinctoria (L.) Tausch Muséum : Alkanna matthioli Tausch Téla : Alkanna matthioli Tausch

GALERIE PHOTOS ET FICHE DÉTAILLÉE : 
Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria


Autre synonymie : Alkanna bracteolata Greuter, 1972, Alkanna lehmannii (Tineo) A.DC., 1846, Alkanna tinctoria subsp. lehmannii (Tineo) Nyman, 1881, Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria, Alkanna tinctoria sensu auct.Gall., Alkanna tuberculata (Forssk.) Meikle, 1980, Alkanna tuberculata Greuter, 1972, Anchusa bracteolata Viv., 1824, Anchusa rhizochroa Viv., 1830, Anchusa tinctoria (L.) L., 1762, Anchusa tuberculata Forssk., 1775, Baphorhiza tinctoria Link, 1829, Buglossum tinctorium (L.) Lam., 1779, Lithospermum lehmannii Tineo, 1844, Lithospermum tinctorium L., 1753, Lycopsis cyrenaica Spreng., 1825, Onochiles tinctoria (L.) Bubani, 1897, Rhytispermum tinctorium (Tausch) Link, 1829

Alkanna matthioli

Alkanna matthioli Tausch a pour nom dans la nomenclature adoptée par le site Fleurs du Sud Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria. English : Alkanet, dyers’ bugloss. Espanol : Alkanna matthioli. Italiano : Arganetta azzurra.

Réf.110502-009.
Alkanna tinctoria subsp. tinctoria ou Orcanette des teinturiers : fleur bleu clair d’un cm de long à gorge poilue, feuilles lancéolées embrassantes au sommet et atténuées en pétiole ailleurs, plante poilue blanchâtre formant des touffes circulaires étalées

Selon votre flore vous la trouverez sous un autre nom. 
Coste : Alkanna tinctoria Tausch Fournier : Alkanna tinctoria (L.) Tausch Muséum : Alkanna matthioli Tausch Téla : Alkanna matthioli Tausch

GALERIE PHOTOS ET FICHE DÉTAILLÉE : 
Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria


Autre synonymie : Alkanna bracteolata Greuter, 1972, Alkanna lehmannii (Tineo) A.DC., 1846, Alkanna tinctoria subsp. lehmannii (Tineo) Nyman, 1881, Alkanna tinctoria Tausch subsp. tinctoria, Alkanna tinctoria sensu auct.Gall., Alkanna tuberculata (Forssk.) Meikle, 1980, Alkanna tuberculata Greuter, 1972, Anchusa bracteolata Viv., 1824, Anchusa rhizochroa Viv., 1830, Anchusa tinctoria (L.) L., 1762, Anchusa tuberculata Forssk., 1775, Baphorhiza tinctoria Link, 1829, Buglossum tinctorium (L.) Lam., 1779, Lithospermum lehmannii Tineo, 1844, Lithospermum tinctorium L., 1753, Lycopsis cyrenaica Spreng., 1825, Onochiles tinctoria (L.) Bubani, 1897, Rhytispermum tinctorium (Tausch) Link, 1829