Le site Fleurs du Sud est avant tout un site constitué sur la base du terrain, enrichi de connaissances et lectures diverses.

Beaucoup de choses me sont montrées ou/et déterminées par différentes personnes avec qui je fais des sorties, aussi les sources du site sont-elles avant tout humaines, orales. Combinées à mes observations, à mes études et aux connaissances que j’ai pu accumuler au fil des ans, elles font la singularité du site Fleurs du Sud.
Réf. 12-179-10.
Chardon laiteux (Galactites elegans), une des merveilles de la garrigue
galactites-elegans-chardon-laiteux
SOURCES ORALES

Patrice Delaumône, pharmacien et botaniste amateur de qualité, officie dans le cadre d’une association, l’AMBHHC. Je lui dois une grande part de mes progrès en botanique, des déterminations sur le terrain et parfois sur photos. Mais, comme tous ceux qui connaissent un tant soit peu la botanique, il n’aime pas se prononcer sur l’identité d’une espèce d’après photo, car les possibilités d’erreur sont trop grandes.

Christian Bernard, botaniste éminent, est considéré comme l’un des meilleurs. Faire une sortie avec lui est un régal. Pédagogue, patient et œil de lynx, il révèle les petits secrets du milieu. Il intervient régulièrement dans le cadre d’une association (AMBA). Je conseille de consulter ses livres, illustrés ou non (voir bibliographie).

James Molina, Frédéric Andrieu et Henri Michaud sont botanistes au Conservatoire botanique national méditerranéen. Faire une sortie avec eux est une épopée, et les carnets de notes ne sont jamais assez épais. La foi botanique chevillée au corps, ils marchent encore à fond de train pour aller voir telle espèce quand le reste du groupe agonise. Il vaut donc mieux être rompu au terrain, bien entraîné, et la main qui note agile pour profiter d’une journée avec eux.

Enfin, Jean-Marc Lewin et d’autres membres de la SMBCN me font profiter à l’occasion de leurs connaissances.

Le reste des informations provient de sources écrites.


 

Réf. 110115-010.
Le Mouron des oiseaux ou Stellaria media est une plante minuscule mais bien connue de tous, quoique souvent confondue avec d’autres espèces
stellaria-media-mouron-des-oiseaux
SOURCES ÉCRITES

Déterminations

Elles sont faites avec trois flores : la flore de Coste, à la maison (2700 pages), et sur le terrain la flore de Fournier, celle de Christian Bernard (Flore des Causses), celle de Marcel Saule (Flore des Pyrénées) et celle de Jauzein (Flore des champs cultivés). Ces flores me servent aussi pour étude, par exemple pour constituer des clés de terrain, et les tester auprès de mes « mentors », ou pour me faire une liste de critères, et donc préparer les fiches que je vous propose.

Les clés de détermination que je vous proposerai de temps à autre sont fondées sur trois sources : des observations de terrain, personnelles ou le plus souvent en compagnie d’un ou de plusieurs des botanistes cités, des informations du Conservatoire botanique national méditerranéen (voir ci-dessous), et les clés de Coste, qui restent une référence au moins pour la clarté, même quand elles sont obsolètes, alors complétées par les autres flores disponibles.

• La Grande Flore illustrée des Pyrénées, Marcel Saule, Milan éditions (730 pages)
• Flore des Causses, hautes terres, gorges, vallées et vallons (Aveyron, Lozère, Hérault et Gard), Christian Bernard, SBCO (708 pages)
• Flore des champs cultivés, Philippe Jauzein, Quae (898 pages)
• Flore du Parc National des Cévennes, Philippe Jestin, Éditions du Rouergue (300 pages)
• Atlas de la flore des Hautes-Alpes, Edouard Chas, CBNA (816 pages)
• Guide Flore des Alpes Maritimes, du Mercantour à la Méditerranée, Lionel Carles et Ludovic Thébault, Éditions Giletta
• Les Orchidées de France de Belgique et du Luxembourg, SFO, Éditons Biotope (505 pages)
• La flore des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, originalité et diversité, Virginie Noble et Katia Diadema, Naturalia

Et bien d’autres ouvrages que vous trouverez en bibliographie.

Nomenclature

J’utilise celle du Conservatoire botanique national méditerranéen, fondée sur la nomenclature dite Kerguelen, adoptée par le Muséum (la demander ; voir également sur le site de l’INRA). Ceux qui arpentent internet constateront que les noms sont parfois différents de ceux affichés par Tela botanica, qui a adopté une autre nomenclature (très proche cependant).


 

Réf. 100731-312.
Renouée faux liseron (Fallopia convolvulus) dressée en vrille
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Le Conservatoire botanique national méditerranéen prépare une flore, entamée en 2001 et attendue depuis… 2007. Chaque année, on espère… Le travail est colossal, car les botanistes du Conservatoire, outre leur travail de terrain, compulsent toutes les études scientifiques d’une science actuellement en pleine évolution, la botanique. L’apport de la génétique est considérable, mais bouscule bien des évidences de terrain, et construire une flore suppose de savoir où faire passer la limite entre ce qu’on peut voir sur le terrain et la réalité scientifique.

Ainsi, de nombreuses espèces autrefois « évidentes » se sont avérées ne pas exister sur le territoire concerné, souvent pas même en France. Chaque fois, il s’agit d’une espèce proche, et donc d’une détermination erronée (même les plus grands botanistes font des erreurs). D’autres fois, des espèces auparavant distinctes ont été regroupées, si la génétique montre une même identité pour des formes différentes, ou un continuum entre espèces pas encore distinctes.

Au final, certains noms qui figurent sur le site Fleurs du Sud ne figurent pour l’instant pas ailleurs, tant que la flore méditerranéenne du Conservatoire n’est pas publiée.

Informations diverses

Elles proviennent de nombreuses sources. Pour en avoir le détail, consulter la bibliographie du site, à laquelle s’ajoutent des articles ou des sources particulières indiquées en bas de chaque fiche ou de chaque article.

Revues. La botanique en France est pauvre en revues, qui sont souvent des bulletins associatifs, et supposent donc d’être adhérent et abonné. Dans ce cadre, je cite la SBF et ses deux revues, le Journal de botanique et Acta Botanica Gallica, et la SBCOou et ses publications. Mention spéciale à une revue grand public de qualité, la Garance voyageuse pour ses articles toujours fouillés et intéressants, et au Monde des plantes pour des études botaniques, revue hélas pour le moins à parution sporadique. J’ajoute enfin La Recherche et Pour la Science qui me servent pour certains articles.

Livres. Il est impossible de les citer ici tant ils sont nombreux, parfois utiles pour seulement quelques pages, ou d’intérêt scientifique variable voire aléatoire. Les livres universitaires sont évidemment intéressants mais ils ne fournissent que des informations de type officiel, correspondant aux programmes, et pour tout dire assez loin de la botanique de terrain et dépourvus des anecdotes et informations susceptibles d’intéresser l’amateur même éclairé.

Articles. Le monde scientifique est très fermé en France, et le seul moyen d’accéder aux articles est bien souvent d’aller en bibliothèque universitaire, ou dans celles des Conservatoires. Une telle situation ne facilite pas l’information. En outre, quand on prend des notes sur papier, il n’est pas rare d’oublier de noter précisément la référence. De plus, je l’avoue, il m’arrive de les mélanger car je me constitue des fiches thématiques que j’utilise parfois plusieurs années après. Je tenterai ultérieurement une bibliographie des articles, si je ne renonce pas devant la tache longue et pénible.

SOURCES INTERNET

À notre époque, on pourrait penser que la source principale d’information est internet. Il n’en est rien en sciences et en botanique en particulier. En réalité, on ne trouve pas grand-chose sur internet. C’est une des raisons qui m’a poussé à faire ce site.

Tela botanica

Un travail considérable a été fait. Le site propose une nomenclature fiable mais différente de celle du Conservatoire. Pour chaque espèce, quelques informations hélas maigres sont données sur son écologie, les associations phytosociologiques. Enfin, http://www.tela-botanica.org/site:accueil dresse l’inventaire des synonymes. Malheureusement, cette association a choisi d’utiliser les licences CC (« libre de droits »), qui ne sont pas légales en France, et sont en général vues à juste titre par les auteurs comme des licences destinées au pillage dans un cadre hégémonique et de qualité non maîtrisée. Pour un site qui revendique le partage, c’est un comble ! POur ces raisons, je déconseille ce site et surtout d’y participer.

INPN : Inventaire national du patrimoine naturel

Cette source complémentaire, l’INPN est une extension du site du Muséum, surtout intéressante pour la bibliographie. Hélas, il faut se procurer les articles en allant en bibliothèque, ils ne sont pas mis sur internet (contrairement aux obligations légales, alors espérons que cela se fasse à l’avenir).

SILENE

La base de données Silene (Système d’Information et de Localisation des Espèces Natives et Envahissantes) donne quelques informations complémentaires, mais pour l’instant le site est un peu à l’état brut.

SBF : Société botanique de France

La société est active et publie de nombreux articles. Pour les avoir, il faut évidemment adhérer. On peut toutefois consulter les références en ligne et certains livres anciens sont numérisés. La société travaille sur une flore complète de la France, qu’elle espère publier en 2011. Il est évident que je vous tiendrai informé si cette publication voit le jour.

Wikipédia

Il m’arrive d’utiliser des informations puisées dans Wikipédia mais je m’en méfie et je les vérifie, car il y a beaucoup d’erreurs. En outre, le fonctionnement est là aussi en licences CC.

Note sur les licences CC

Présentées comme favorisant le partage, elles n’ont pas lieu d’être car le droit français le permet tout à fait. Elles mettent dans l’insécurité juridique car elles ne sont pas opposables en France. Dans l’esprit et dans les faits, sauf à aller au procès, elles dépossèdent les auteurs de leurs œuvres, au profit de l’entité qui recueille les données.

En outre, quand il s’agit d’un site d’information, elles sont abusives pour le visiteur : elles font en effet croire qu’il y a des restrictions d’utilisation, alors que par principe, les idées et les informations ne sont pas protégées, et n’importe qui peut les reprendre. Seule la forme est protégée. Si on ne peut pas reprendre un article ou utiliser une photo ou un dessin, on peut tout à fait reprendre n’importe où une liste d’informations, comme l’appartenance à une famille, la nomenclature, les synonymes, les caractéristiques (mais pas une clé de détermination, qui est une forme pour présenter ces informations).